• Sakina Traoré

Jour 23

As salamu aleykum rahmatuLlah wa barakatuh !

J’espère que vous allez bien, que vous tenez la distance… et surtout que vous arrivez à profiter au maximum de ces 10 derniers jours du mois de Ramadan.

Cette 23e journée a été très calme de mon côté.

Je me suis lancé comme défi de prier chaque nuit de cette décade alors je me suis réveillée aux environs de 4h du matin pour cela. J’avoue que j’ai eu du mal à me lever surtout qu’il fait un peu chaud dans la pièce où je prie mais al hamduliLlah, peu de temps avant que mon réveil ne sonne, j’ai entendu la pluie tomber.

Elle a tellement rafraîchi l’air que j’ai prié sans problème de ce côté. Et puis, plus tard dans la journée, j’ai passé presque deux heures à regarder un prêche sur Facebook qui parlait du mariage coutumier, du mariage temporaire et du mariage inter-religieux.

Une âme généreuse m’a taguée dessus et je suis vraiment ravie d’avoir pris le temps de regarder. J’ai noté certains points de rappel tout au long de la vidéo que j’aimerais partager avec vous aujourd’hui :

1. Celui qui refuse le mariage alors que toutes les conditions sont réunies pour lui, ne fait pas partie de la communauté du prophète sws.

D'après Aicha rha, le prophète sws a dit : « Le mariage est ma sunna et celui qui ne pratique pas ma sunna ne fait pas partie de moi. Mariez-vous, je serai certes fier que vous soyez la communauté la plus nombreuse parmi les autres communautés le jour du jugement. Celui qui en a les moyens, qu'il se marie et celui qui ne trouve pas de quoi se marier, qu'il jeûne car le jeûne sera pour lui une protection ».

2. Le mariage est une prescription très importante d’Allah qui, si elle est bien suivie, doit nous aider à baisser le regard et à préserver notre chasteté.

3. Les mariages coutumiers / traditionnels sont permis tant que les rites qu’ils contiennent ne vont pas à l’encontre des règles islamiques. Par exemple, dans certaines cultures, on demande de l’alcool dans la liste de dot. Une telle pratique va à l’encontre de la religion, elle devra donc être retirée de la cérémonie traditionnelle de tout musulman.

4. Le mariage forcé n’existe pas en Islam. Il est plutôt culturel. La période de fiançailles et de négociation doit permettre de vérifier le consentement libre et sans dol des futurs époux.

5. Le mariage en Islam a deux grandes étapes : les fiançailles et la cérémonie de mariage elle-même, officiée par un Imam.

6. Si un parent maudit son enfant parce que ce dernier refuse de faire une chose interdite en Islam, cette malédiction est nulle et non avenue.

Par exemple, si vos parents vous demandent de vivre d’abord avec votre conjoint avant le mariage et que vous dites non, ne craignez pas une malédiction de leur part ; elle n’aura aucun effet car ils vous demandent une chose interdite par Allah.

7. Allah a demandé qu’on facilite le mariage pour les gens. Alors quiconque s’oppose à un mariage ou rend les démarches difficiles pour des raisons qui n’ont aucun fondement islamique, s’oppose à la parole d’Allah.

L’Imam est même allé jusqu’à dire que cette personne n’est pas musulmane tant qu’elle reste sur sa position. Exemple : s’opposer à un mariage pour des histoires de castes, d’ethnies ou autres.

8. Selon les hadiths, voilà les 4 critères auxquels nous devrions regarder pour choisir un conjoint : la religiosité, le statut ou le rang social, la beauté et la fortune. Le meilleur des critères étant bien sûr le premier.

• D’après Abû Hurayrah, qu’Allah l’agrée, le Prophète sws a dit : « On épouse une femme pour l'une des 4 qualités suivantes : richesse, noblesse, beauté et piété. Choisis celle qui est pieuse ou puissent tes mains ne recueillir que poussière ! ».

• Le prophète a également dit : « Lorsque celui dont vous agréez la religion et le caractère vous demande (la main de votre fille), mariez-les [si la fille veut se marier avec lui]. Si vous ne le faites pas, il y aura une tentation et un grand mal sur la terre. » (At-Tirmidhî, n°1084, 1085).

Il faut donc aussi prendre en compte le caractère, le comportement du prétendant en face.

9. Il est interdit de faire passer la coutume, la culture, les traditions, etc. avant la religion. Ce qui veut dire que là où l’Islam a déjà tranché, on n’a pas le droit de prioriser autre chose.

Sourate 33, verset 36 : « Il n'appartient pas à un croyant ou à une croyante, une fois qu'Allah et Son messager ont décidé d'une chose, d'avoir encore le choix dans leur façon d'agir. Et quiconque désobéit à Allah et à Son messager, s'est égaré certes, d'un égarement évident. »

10. Aucun pacte (aucune alliance) n’est plus fort que celui que nous signons avec Allah en récitant la shahada et en étant musulman. Ceci pour réitérer encore le fait qu’on ne doit obéir à aucune coutume / tradition qui va à l’encontre de ce que Dieu a décrété.

11. Allah a fait de nous différentes tribus afin que nous nous entre-connaissions, pas pour que nous utilisions nos différences comme prétextes pour empêcher des mariages ou pour se croire supérieurs aux autres.

Sourate 49, verset 13 : « Ô hommes ! Nous vous avons créés d'un mâle et d'une femelle, et Nous avons fait de vous des nations et des tribus, pour que vous vous entre-connaissiez. Le plus noble d'entre vous, auprès d'Allah, est le plus pieux. Allah est certes Omniscient et Grand-Connaisseur. »

12. Le mariage temporaire (Nikah Mut’ah) n’est plus permis ; en tout cas, plus selon notre branche de l’Islam.

Il avait été instauré par le prophète sws après qu’il ait émigré à Médine avec les premiers musulmans. Nombre d’entre eux étaient partis sans leurs épouses et se retrouvaient donc tentés de commettre l’adultère.

Allah en a informé Muhammad sws et il leur a permis de contracter des mariages temporaires pour ne pas qu’ils aient à commettre de péché.

Le mariage temporaire avait donc certaines règles. Il devait avoir une durée prédéfinie, l’homme devait reverser de l’argent à la femme et lui dire clairement « je souhaite jouir de toi pendant telle période et je te remettrai tel somme ». De plein gré, elle devait également répondre : « j’accepte que tu jouisses de moi selon ces termes ».

Deux ans après qu’il ait été permis, le prophète a interdit le mariage temporaire pour de bon et pour toujours.

Voilà un peu ce que j’ai noté du prêche. Je ne vais pas parler du côté mariage interreligieux mais je vous laisse le lien de la vidéo si vous souhaitez voir par vous-même :

https://www.facebook.com/ramadanci2020/videos/2923883367729509/

Après avoir regardé cette vidéo, je me suis occupée de mes neveux, j’ai fait mes 700 sauts à la corde (en 23 minutes eh eh) et j’ai passé une soirée tranquille devant Esprits Criminels (je sais, pas très ramadanesque…).

Ah oui, j’ai aussi reçu un plat de chez Garennes pour mon sounakari, de la part que quelqu’un que je connais depuis peu par Twitter. Vous vous souvenez dans le billet 21, je parlais de se faire des cadeaux ?

J’aimerais aussi vous assurer qu’on reçoit toujours ce qu’on donne. Notre récompense viendra soit à travers les hommes soit par Allah lui-même. Mais comme on le dit souvent : le bienfait n’est jamais perdu.

J’en ai fini pour mes blablas d’aujourd’hui !!

Qu’Allah fasse que les jours à venir soient encore meilleurs. Qu’Il nous pardonne nos péchés et nous guide sans fin et sans cesse sur le droit chemin.

A demain in sha Allah !

N'hésitez pas à partager ce billet s'il vous a plu et laissez un commentaire !

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