• Sakina Traoré

[…]


« Je t’aime aussi Roxane. Tu as réussi à envahir chaque segment de mon esprit, de mes pensées et de mon cœur. Bon il reste encore des segments à envahir mais c’est à ta portée. Et ce que j’adore le plus entre nous c’est cette complicité et cette entente ; et j’espère que ça va durer quoi qu’il arrive. »


Ce sont les mots que tu m’as écrits le 7 décembre 2015.


Les mots que je retrouve aujourd’hui, presque 5 ans après, alors que je pensais t’avoir oublié.


Alors que je pensais les traces de notre histoire à jamais estompées.


Alors que je pensais m’être défaite de toi et de notre passé.


Mais bébé aujourd’hui encore, j’ai mal.


Mal comme au premier jour de notre séparation.


Mal comme au premier mois.


Mal comme à la première année…


Et je perds espoir de pouvoir me départir de ton souvenir.


Tu sais, notre histoire est la plus belle histoire d’amour que j’ai vécue.


La plus profonde que j’ai lue.


Tous les Adoras et les Harlequin du monde n’auraient pas pu me préparer à t’aimer comme ça.


Aucun des mots d’amour des plus beaux poèmes au monde ne sauraient décrire ce que mon âme a ressentie à ton contact.


J’ai envie d’écrire toujours plus de lignes sur nous.


Toujours plus de pages sur toi.


Toujours plus de livres sur notre amour.


Mais je crois que le monde ne comprendra pas.


Ou pire encore, qu’il ternira ce que mon esprit a gardé de toi.


Tu crois, toi, qu’ils comprendraient ?


Qu’ils accepteraient qu’on puisse s’aimer autant sans jamais s’être touchés ?


Comment dirais-je à mes amies que j’ai aimé un homme doux qui ne m’a jamais prise dans ses bras ?


Comment annoncerais-je à mes parents que j’ai donné mon cœur à un homme généreux qui ne m’a jamais rien donné de matériel ?


Comme avouerais-je au monde que je t’ai tout donné de moi sans jamais enlever quoi que ce soit ?


Non, non, pour sûr, ils ne comprendraient pas.


Et à dire vrai, je ne m’en soucie pas.


Ce qui m’importe moi, c’est que toi tu saches.


Que tu me dises que tu portes encore notre histoire en toi.


Que tu me parles aujourd’hui comme tu le faisais autrefois.


Mais oh… je sais que c’est foutu, entre toi et moi.


La distance nous a poussé vers ces autres gens, à portée de bras.


J’avais besoin d’une épaule sur laquelle me poser,


Et toi d’un sourire sur lequel poser des baisers.


C’était biaisé dès le départ, hein, mon aimé ?


Et pourtant même si là, j’ai mal,


Le souvenir de nous me redonne espoir.


Peut-être les Cieux auront-ils pitié de moi.


Peut-être me permettront-ils encore d’aimer comme je t’ai aimé toi.


Et si toutes mes larmes ont compté dans la balance de notre histoire,


Peut-être même aimerai-je plus que ce que j’ai connu avec toi.


Peut-être… peut-être…


Peut-être trouverai-je quelqu’un comme tu l’as fait, toi.


Peut-être qu’un jour ce sera toi qui reviendra vers moi,


Alors ce sera à mon tour de dire « désolée je ne peux plus, quelqu’un d’autre est déjà là ».


Ah… peut-être… peut-être.


Ou peut-être que je t’attendrai,


Aujourd'hui, demain et toujours,


Parce qu'il semble que mon cœur,


Ce traitre de cœur... ne peut aimer que toi.


PS : On m'a dit ces mots un jour (ceux entre guillements) et ça fait bien d'avoir été aimée comme ça. So I wish you love and nothing less !

  • Sakina Traoré

[...]


- Dis quelque chose s’il te plaît, Cheick…


Mais je n’ai rien à te dire.

Rien à casser.

Rien à hurler.

Rien à pleurer.


Je n’ai rien à te dire, Maïra.


Assis là sur le lit, les yeux rivés sur ton trolley, la seule chose qui me passe par la tête, ce sont ces mots que tu m’as balancés : « Je ne l’ai pas fait exprès ».


Je les entends résonner dans mon esprit et au fil des secondes, le ridicule de la situation me saute aux yeux, me fait éclater de rire. Un rire amer, désabusé… le plus nerveux que j’aie eu de ma vie.


Tu ne l’as pas fait exprès, la bonne blague ! Me prends-tu pour un enfant ? Ou est-ce toi-même que tu essaies de convaincre ?


J’aurais pu tout accepter comme excuse de ta part mais pas cette fameuse phrase. Pas un « je ne l’ai pas fait exprès », Maïra ! C’est pitoyable, c’est irresponsable, c’est insultant !


On ne fait pas exprès de casser un vase près duquel on passe ;

On ne fait pas exprès de mettre deux chaussures différentes alors qu’on est pressé ;

On ne fait pas exprès de se mordre la langue en mangeant un plat goûteux…


Mais ça ? Non, vraiment, tu dois me prendre pour un con fini. Ou c’est que tu es plus insensée que ce que je pensais.


Je veux bien que tu n’aies pas fait exprès de le remarquer.

Que tu n’aies pas fait exprès de lui sourire.

Que tu n’aies même pas fait exprès de ressentir une pointe d’excitation les premières fois où vos regards se sont croisés.

Mais ton numéro de téléphone, lui as-tu donné par inadvertance ?

As-tu accepté ses invitations à manger sans le vouloir ?

N’as-tu pas fait exprès de te confier à lui pendant des heures et des heures alors que tu te fermais à moi comme une huitre ?

N’as-tu pas fait exprès d’envelopper sa main de la tienne alors qu’il l’avait posée sur ta cuisse ?


Et n’as-tu pas fait exprès de lui rendre son baiser et de le laisser te déshabiller ?

Alors comment, aujourd’hui, oses-tu me dire que tu n’as pas fait exprès de l’aimer ?

Comment oses-tu me dire une chose pareille après que tu lui aies donné ton temps, tes secrets, ton intimité, tes sourires, tes espoirs… tout ?

Les coups de foudre existent, Maïra, je ne le nierai pas. Mais ce n’est pas ce qui est arrivé ici. Ce n’est pas ce qui nous détruit aujourd’hui.

Le monde a fini de persuader la majorité des gens qu’on tombe amoureux comme on tombe dans les escaliers. De façon involontaire, incontrôlée.


On est tous persuadés que c’est quelque chose qui arrive sans qu’on ne puisse rien y faire, rien y changer. Mais c’est tellement faux.

L’attraction et le désir, oui on peut les ressentir sans se contrôler. Mais l’amour, le vrai… on le décide, on le bâtit.


On l’initie en ouvrant la porte de notre cœur à l’autre ; on le construit en accordant temps et attention à l’objet de notre désir.

Ton cœur était à moi, Maïra. Mais petit à petit, que tu veuilles te l’avouer ou pas, tu m’y as retiré pour faire de la place à un autre.


Tu as choisi de lui donner tout ce que tu me donnais.

Alors ne viens pas aujourd’hui t’étonner de ce que ton cœur ait fini par me remplacer par lui, alors que toi tu l’avais déjà fait en pensées et en actions.

« Je ne l’ai pas fait exprès », mais quelle stupidité ! Et j’aimerais bien t’expliquer à quel point c’est absurde mais je n’en ai ni le temps ni l’envie.

Pars, Maïra. Pars et ne reviens pas.

Si ton cœur est une passoire qui laisse entrer et sortir tous ceux qui piquent ton intérêt, alors j’accepte la faveur que tu me fais en me quittant.

Je ferai exprès de t’oublier, de t’effacer, et d’en choisir une autre qui saura que c’est une décision de tous les jours que d’aimer et de rester avec quelqu’un.

Pars, Maïra. Et ne reviens pas.



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  • Sakina Traoré

Pardonnez-moi mon père, car j’ai péché.


J’ai oublié ce que vous m’aviez inculqué de la décence, Et je me suis laissée convaincre par mes envies d’adolescente.

Mais si vous le permettez, pour ma défense, Je dirai que je ne savais pas ce qu’était ce monde.

Moi j’ai fait confiance aveuglément, Et surtout j’ai jugé les gens naïvement.

Alors pardonnez-moi mon père pour ce manquement.

Pardonnez-moi ma mère, car j’ai péché.

J’ai fait fi de vos mises en gardes, de vos interdictions, Je me suis dit, à tord, que vos peurs étaient bidons.

Mais si vous le permettez, j’ai une interrogation : Depuis quand une mini-jupe est-elle une invitation ?

Une sollicitation à des mains baladeuses, à des baisers intrusifs, Une invite à des mots dégradants, à des coups persuasifs.

Moi je voulais seulement me trouver belle, plaire à la limite, Je ne savais pas qu’en face, il y avait des animaux sans limites.

Je ne savais pas, et c’est là mon crime. Alors pardonnez-moi ma mère pour cet ignoble délit. Pardonnez-moi ma sœur, car j’ai péché.

A vous je ne sais que dire, tant je suis choquée, Par votre dédain et vos critiques qui m’ont condamnée.

De tous, je pensais que VOUS, comprendriez, Mais il semble que de ce côté aussi, la victime est à blâmer.

Pourtant les insultes, les agressions gratuites, toutes, vous connaissez, Mais aujourd’hui, pour une mini-jupe, vous me rejetez.

Ah vraiment, à vous, je ne sais que dire, tant je suis estomaquée, Alors pardonnez-moi mes sœurs et je vous prie d’oublier. Pardonnez-moi mon frère, car j’ai péché.

J’ai cru naïvement que vous étiez plus qu’un animal, Qu’au-delà de tout vice, vous sauriez vous retenir de faire du mal.

Que vous accepteriez un NON et que mes cris vous dissuaderaient, Que dans mon regard vous verriez que cette intrusion me briserait.

Mais vous avez continué jusqu’à tout me prendre, tout, Vous avez forcé jusqu’à tout me donner, tout.

Et à aucun moment je n’ai vu de peur dans votre regard, C’est bien normal puisqu’ici, on dédouane les coupables.

Alors pardonnez-moi mon frère car c’est ma faute, tout ça, Certes, je vous ai provoqué avec ma mini-jupe, ce soir-là.

Pardonnez-moi, pardonnez-moi, Pardonnez-moi tous, ya fa m’ma*.


*Ya fa m’ma : pardonnez-moi.


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